Avec l’arrivée de Naka Gnassingbé à la direction générale de la Société nationale de financement routier (SONAFIR), le Togo amorce une nouvelle phase de sa politique de financement des infrastructures routières. Née de
la transformation de la SAFER, la nouvelle société devra mobiliser des ressources plus importantes et plus diversifiées afin d’accompagner les besoins croissants du réseau routier national. Nommée à la direction générale de la Société nationale de financement routier (SONAFIR), Naka Gnassingbé a officiellement pris ses fonctions le vendredi 23 octobre 2026 à l’issue d’une cérémonie de passation de service organisée à Lomé. Elle succède ainsi à Atoute Outchantcha, dans le cadre de la transformation de la Société autonome de financement de l’entretien routier (SAFER) en SONAFIR, une réforme initiée par le gouvernement pour répondre aux nouveaux défis du secteur routier.
Une réforme pour accompagner les ambitions du pays
Créée le 26 juin 2026, la SONAFIR marque une évolution majeure dans l’approche togolaise du financement des infrastructures routières. Cette nouvelle structure est appelée à jouer un rôle plus large que celui assuré jusqu’ici par la SAFER. Alors que cette dernière concentrait essentiellement son action sur la mobilisation de ressources destinées à l’entretien des routes, la SONAFIR reçoit une mission plus ambitieuse, alignée sur les besoins croissants du pays en matière de construction, de modernisation et de réhabilitation des infrastructures. Cette mutation intervient dans un contexte où l’amélioration du réseau routier constitue un levier stratégique pour la compétitivité économique, la mobilité des personnes et des biens ainsi que l’intégration des territoires.
Répondre aux limites de l’ancien modèle Après plus d’une décennie d’existence, la SAFER a contribué au financement de l’entretien routier. Toutefois, les évaluations réalisées ont mis en évidence certaines limites dans sa capacité à faire face à l’ampleur des besoins engendrés par l’expansion du réseau routier et les exigences de développement du pays. Le gouvernement a donc choisi de faire évoluer le dispositif afin de disposer d’un outil plus performant, capable de mobiliser davantage de ressources et de diversifier les mécanismes de financement.
L’objectif est de permettre une prise en charge plus
efficace des projets routiers, depuis leur conception jusqu’à leur réalisation, tout en assurant leur durabilité.
Naka Gnassingbé face à un défi stratégique À la tête de la SONAFIR, Naka Gnassingbé hérite d’une mission particulièrement stratégique.
Elle devra conduire la montée en puissance de la nouvelle société et développer des mécanismes innovants de mobilisation de fonds pour soutenir les investissements routiers. L’enjeu consiste notamment à élargir les sources de financement, à renforcer les partenariats et à anticiper les besoins futurs liés à l’entretien, à la réhabilitation et à la construction de nouvelles infrastructures.
Cette responsabilité intervient à un moment où les infrastructures routières occupent une place centrale dans les politiques publiques de développement économique et de désenclavement.
Un levier pour le développement économique
Le développement du réseau routier constitue un facteur essentiel de croissance. Des infrastructures modernes facilitent les échanges commerciaux, réduisent les coûts de transport, améliorent l’accès aux services sociaux et renforcent l’attractivité économique des territoires.
À travers la création de la SONAFIR, le gouvernement entend ainsi se doter d’un instrument capable d’accompagner les ambitions nationales en matière d’infrastructures et de soutenir la transformation économique du pays.
La mobilisation durable des ressources financières apparaît en effet comme une condition indispensable à la réalisation des grands projets routiers projetés pour les prochaines années
Une nouvelle étape pour la modernisation du secteur routier
La prise de fonction de Naka Gnassingbé symbolise le démarrage opérationnel de la SONAFIR et l’entrée effective de la réforme dans sa phase de mise en œuvre.
Au-delà du changement institutionnel, les attentes portent désormais sur la capacité de la nouvelle société à innover dans le financement des infrastructures, à attirer des ressources additionnelles et à accompagner efficacement le développement du réseau routier national